Personnage célèbre

Benjamin Rabier — L’illustrateur de la Vache qui rit

📅 1864–1939

Benjamin Rabier (30 décembre 1864 – 10 octobre 1939) est l’un des artistes français les plus reconnaissables au monde — même si peu de gens connaissent son nom. C’est lui qui, en 1921, créa le dessin original de la Vache qui rit, le fromage fondu le plus vendu au monde, dont le logo n’a presque pas changé depuis. Il finit sa vie à Faverolles-en-Berry, commune de l’Indre à 15 km de Valençay, où il est inhumé.

Enfance et formation

Né le 30 décembre 1864 à La Roche-sur-Yon (Napoléon-Vendée), Benjamin Amand Rabier montre très tôt des dispositions remarquables pour le dessin — il obtient à quinze ans le Prix du dessin de la Ville de Paris. Faute de moyens pour poursuivre ses études artistiques, il devient comptable au Bon Marché à Paris en 1889, tout en commençant à soumettre des dessins aux revues satiriques. Il y rencontre Caran d’Ache, qui l’introduit dans les cercles parisiens de l’illustration.

Une carrière d’illustrateur de génie

Dès les années 1890, Rabier publie dans les grandes revues françaises : Le Rire, Le Pêle-Mêle, l’Assiette au Beurre. Il est connu pour ses dessins d’animaux d’une expressivité saisissante — il sera surnommé « le Caran d’Ache des animaux ». Son personnage de Tintin-Lutin (1898), petit garçon à houppette et pantalon de golfeur, inspira directement Hergé pour son propre Tintin quelques décennies plus tard.

Gédéon et La Vache qui rit

Son œuvre la plus célèbre (mais méconnue) est le dessin de La Vache qui rit, créé en 1921 pour Léon Bel, fromagier de Lons-le-Saunier. Rabier représente une vache souriante, boucles d’oreilles en forme de boîte de fromage fondu — une image qui fera le tour du monde. Son autre grande création est Gédéon, un canard aventurier héros de nombreuses bandes dessinées dès 1923.

La fin de vie en Berry

Benjamin Rabier s’installe dans la région de Valençay dans les années 1930 et meurt le 10 octobre 1939 à Faverolles-en-Berry (Indre), commune à 15 km de Valençay. Il y est enterré. Un hommage lui est régulièrement rendu dans la région, consciente d’abriter la dernière demeure de cet artiste universel.

Son lien avec la région de Valençay

La présence de Benjamin Rabier à Faverolles-en-Berry n’est pas anodine. L’artiste appréciait la tranquillité des campagnes berrichonnes, les paysages bocagers et les animaux de ferme — qui avaient nourri toute son œuvre. Aujourd’hui, la région est fière d’accueillir la sépulture de l’un des illustrateurs les plus influents du XXe siècle.